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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 00:00

Ce que j'aime par-dessus tout quand il me prend une idée farfelue d'association de saveurs, c'est de m'amuser. Alors pour joindre l'utile à l'agréable, je me laisse aller devant les fourneaux, vide dans la tête, seules mes papilles me guident pour tenter - vous savez que cela est assez compliqué à la maison - de faire plaisir à mes deux hommes. 



Mais tout en m'amusant, je voulais inviter le soleil dans nos assiettes. Quelques conchiglioni plus loin, un pot d'épices Bruschetta du Comptoir des Epices, un peu de steak de boeuf qu'il suffit de passer au hachoir et le tour était joué. Et je me suis à nouveau amusée avec mon tour à légumes... José a raison, la cuisine c'est un peu mon bac à sable... ;-)

Rapide et gouteuse, voici une recette de Pasta sortant un peu des traditionnelles, et néanmoins délicieuses, bolognaise et quatre fromages.

Conchiglioni Farcis Façon Bruschetta et leur Sauce Courgettes/Orange


Ingrédients pour 3 personnes

500 gr de boeuf maigre haché
2 échalotes
2 gousses d'ail
1 branche de thym
1 càs d'épice à  Bruschetta
2 petites courgettes
2 oranges non traitées
1 dl cr fraîche allégée
parmesan fraîchement râpé
basilic frais
conchiglioni
sel
poivre noir du moulin



1. Cuire les pâtes à grande eau salée. Les égoutter parfaitement 


2. Peler et émincer finement les échalotes . Les faire suer dans une càs d'huile d'olive.

3. Ajouter le boeuf haché et faire prendre couleur sans cesser de remuer sur feu vif.

 4. Ajouter l'ail écrasé et la branche de thym. Saler et poivrer. Couvrir et laisser cuire à petit feu une dizaine de minutes.

5.Hors feu, incorporer l'oeuf et les épices à bruchetta. 

6. Farcir les pâtes et les réserver au chaud sous papier alu dans le four.

7.  Rincer les oranges. Prélever le zeste d'une orange et extraire le jus des 2 oranges.

8. Rincer les courgettes et couper les extrémités. Les couper en spaghettis à l'aide d'un tour à légumes ou en fins bâtonnets. Les faire fondre 5 min à la poêle, dans une càs d'huile d'olive, avec le zeste de l'orange. Saler et poivrer.

9. Ajouter le jus des deux oranges, donner un bouillon et lier avec la cr fraîche. Ajouter le basilic frais finement ciselé.

Servir immédiatement . Couvrir largement les conchiglioni de sauce et de parmesan fraîchement râpé.



Un petit aperçu "live" de la Norvège vous tente? C'est ici!
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Published by savoureusesaveur - dans la pasta et risotti
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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 19:33
Je vous l'avais promise, la voici donc. Cette recette, je l'ai imaginée pour participer à la demi finale de la cuisine cup qui s'est déroulée il y a - déjà - 15 jours...
Je l'ai refaite pour nous trois. Le fiston et mon José étant friands de la CSJ, je voulais absolument la refaire une fois afin de pouvoir la déguster à mon aise.

Après les merveilleux souvenirs que les 3 jours passés en Norvège ont laissé dans ma mémoire, après avoir goûté la merveille à peine sortie de l'eau, j'ai voulu lui rendre hommage à ma façon. Alors, pour la mettre en valeur, j'ai échafaudé un petit scénario gourmand autour de cette star des tables gourmandes et gourmettes. De "Variation en cru cuit" prévue au départ, j'ai présenté l'assiette au jury sous le nom de:

Voyage autour de la Planète Saint-Jacques

(aisément réalisable en moins d'une heure, délai qui nous était imparti pour sortir le plat)


Ingrédients pour 4 personnes:

8 noix de Saint-Jacques
Huile d’olive
80 gr de chorizo piquant
4 Feuilles de brick

2 très grosses pomme de terre (Nicolas)
Piment d’Espelette

Fleur de sel de Maldon
8 fruits de la passion

4 càs de graisse de canard
40 gr de chorizo en tranches
2 càs d’amandes blanches

Feuilles de basilic fraîches


1. Commencer par préparer une huile au chorizo, en faisant cuire le chorizo piquant découpé en lanières dans l'huile d'olive. Ne pas avoir peur de bien laisser fondre le saucisson. Retirer du feu et laisser macérer.

2. Préparer les anneaux de la planète: couper des languettes de 2 cm de large dans les feuilles de brick. Au pinceau, les bagigeonner sur es deux faces d'huile d'olive. Les "coller" sur des emportes-pièces ronds et cuire au four préchauffé à 170° pendant 10 à 12 min. Elles doivent prendre coloration et être bien croustillantes. Laisser refroidir sur grille.

2. Couper en fine "julienne" le chorizo doux et les amandes blanches. Réserver.

3. Ciseler le basilic.

4. Préparer la sauce aux fruits de la passion. Prélever la pulpe des fruits. En retirer quelques "pépins" qui serviront pour la décoration de l'assiette. Dans un poelon à fond épais, chauffer la pulpe avec la graisse de canard. Saler et poivrer. Mixer le tout au plongeant et passer au chinois. Réserver.

5. Eplucher et laver les pommes de terre. A l'aide d'un tour à légumes, les couper en spaghettis.

6. Assaisonner 4 Saint Jacques de fleur de sel et de piment d'espelette et les emballer dans un fil de pomme de terre.

7. Couper les 4 noix restantes en carpaccio et assaisonner de fleur de sel et piment d'espelette. 

8. Cuire les noix en pomme de terre dans une huile à 170°, 2 à 3 min MAX selon la grosseur des noix.






Servir en imitatin d'une planète et ses satellites.
De fins traits d'huile de chorizo en spirale transpercée de flèche de passion.
Dresser le carpaccio figurant la nébuleuse, parsemer de chorizo, amandes et basilic. 
La noix en beignet placée au centre de son anneau de brique chapeautant le tout...

En voyage!


La réussite de cette cuisson tient dans la température du bain de friture. Il n'y avait malheureusement pas de friteuse à l'Atelier des Chefs. J'ai réalisé la cuisson dans un wok sans thermostat. Le stress aidant, j'ai vraiment jouer au petit bonheur la chance. Malheureusement, bien qu'ayant testé la t° de l'huile avec un morceau de PDT, elle était trop froide. Vite retirer et éponger un maximum les noix. Monter le feu sous le wok au maximum... il ne me restait plus que 10 min pour cuire et dresser: second essai, mais huile trop chaude.
Voilà le secret d'une cuisson complètement râtée.

 

                                    

 

 

                                                

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Published by savoureusesaveur - dans Entrée
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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 00:00
Je vous l'ai dit et redit: le temps, pourquoi il court comme cela, celui-là.

Mais là, 1 semaine qui se présente sous un bananier et un cocotier avec ,entre les deux, en guise de trait d'union, un hamac. Dans le hamac...moi!

Vous y croyez vous?

Moi non, malheureusement, mais ça fait drôlement du bien de savoir que pendant 7 petits jours, je vais pouvoir me la jouer no stress, cool et en profiter un maximum.

Je passerais chez vous tous et toutes -enfin!

En attendant, chose promise, chose due: mes recettes express pour se faire plaisir même quand on n'a pas le temps.

Une entrée et un palt, il suffit d'y ajouter un petit dessert et vous obtiendrez un menu qui pourrait réconforter le plus fatigué des gourmets-gourmands: un assiette avec des couteau précédée d'un crumble de Tourraine (Merci Mélanie).

Le Petit Crumble de Tourraine à ma Façon

Sa petite histoire: lors de la semaine Cuisine Cup, j'ai rencontré une jeune maman formidable, Mélanie. Elle et son époux, Hervé, qui est venu la rejoindre le dimanche de la finale m'ont offert  fromage typique de leur région: le Saint Maure de Tourraine, un jeune et un vieux. Ils avaient été spécialement affinés par un maître fromager  pour Mélanie qui les a utilisés dans sa recette dans sa recette.
En souvenir des moments que nous avons partagés, je lui dédie cette recette avec une petite pensée pour Ilyas... sans rancune, ils comprendront pourquoi!
Biz ma grande, à toi, à Hervé, à la Petiote et à Maman.


Ingrédients pour 2 verrines:

1/2 St Maure jeune
1 dl de cr fraîche
1 feuille de gélatine
sel
poivre noir
fraises des bois surgelées (il m'en restait de la saison dernière)
1 piment oiseau séché 
20 gr de fraises séchées en petits morceaux
40 gr de graines de courge
50 gr de sucre
100 gr de farine
50gr de beurre en morceaux
20 gr d'huile de pépins de courge


1. La vieille, préparer un crumble:

Du bout des doigts, malaxer le sucre, le beurre et la farine pour obtenir la pâte granuleuse du crumble.  Ajouter les fraises séchées et les graines de courge grossièrement écrasées. Parsemer d'huile de pépins de courge et retravailler.
Étaler sur un silpat et cuire au four à 180) pendant  20 à 30 min. Surveiller la cuisson. Laisser refroidir.
J'ai gardé ce qui était de trop dans une boîte hermétique: parfait pour garnir le yaourt du petit déj.

2. Préparer la compotée de fraises en les faisant fondre à feu doux avec le piment oiseau. Ajouter une pointe de sucre si cela vous paraît nécessaire. Retirer le piment et laisser refroidir.

3. Faire fondre le St Maure dans la cr fraîche. Saler et poivrer. Dissoudre la gélatine et verser dans le fond d'une verrine. Faire prendre au froid. Couler une couche de compotée de fraises et recouvrir du reste de fromage.

5. laisser prendre au réfrigérateur.

6. Au moment de servir, couvrir de crumble.





Les Couteaux au Sancerre

A chaque recette son histoire. Celle-ci, je la dédie tout spécialement à Mamina. Elle aussi comprendra pourquoi. Biz à toi ma Mamina.



Ingrédients pour 2 assiettes:

une quinzaine de couteaux bien vivants
4 càs de crevettes grises de la mer du Nord
50 gr de salicorne
une échalote
un verre de Sancerre
1 dl de cr fraîche liquide
ciboulette
fleur de sel de maldon
poivre noir du moulin
1 càs de beurre



1. Laver les couteaux à grande eau.

2. Faire fondre l'échalote finement ciselée dans le beurre. Ajouter les couteaux, le verre de Sancerre, le sel et le poivre et couvrir. Laisser cuire à couvert pour que les coquillages s'ouvrent.

3. Retirer les couteaux de leur coquille et les réserver au chaud.

4. Filtrer le jus de cuisson et faire réduire.

5. Ajouter la cr fraîche, les crevettes et la salicorne émincée. Rendre un bouillon, rectifier l'assaisonnement.

6. Présenter les couteaux dans des demi coquilles nappés de la sauce.


Se déguste simplement, avec un tranche de pain de campagne qui saucera l'assiette et accompagné d'un petit verre de...






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Published by savoureusesaveur - dans Menus complets
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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 00:00
Hier,  avec le groupe d'étudiants dont je vous ai parlé ici, j'ai passé une journée certes fatigante mais vraiment extraordinaire. Il faut dire que ces jeunes avaient répondu présents à notre rendez-vous de 7h30 du matin devant le magasin où nous devions faire les achats pour la préparation du premier repas. Pas beaucoup de réservations encore mais, pour cette première, il s'agissait de faire du très bon et de présenter du beau. Un fameux défit! Un défit qu'ils ont relevé avec tenacité, courage, esprit d'initiative, en s'amusant et en s'intéressant à tous ces produits pour certains totalement inconnus. "C'est quoi ça m'dame, des carottes blanches?" "Pourquoi vous prenez du poivrenon moulu?" "Eh, vite, ça sent le brûlé ici! Je dois faire quoi?" "Woaw, ça sent trop bon!" et, surtout, "On peut pas faire ça tous les jours?". Malheureusement non, j'ai d'autres cours.  Mais, si pour avoir la chance de les voir aussi appliqués, attentifs et heureux, je dois consacrer tout mon mercredi bénévolement, je suis prête à signer de suite.



Bref, vous l'aurez compris, je suis en train de vivre des moments chargés en émotions: la cuisine cup et la Norvège, ce projet scolaire et... ma recette qui a remporté le premier prix - un cours de pâtisserie chez Lenôtre (pfff, pincez-moi, je rêve) au concours de 750 gr.com "La crèpe s'est gaufrée dans la galette". Que demander de plus? 
Le bonheur existe...je l'ai rencontré...

Avec toutes ses émotions et ces événements, je n'ai plus guère de temps à consacrer à Alice au Pays de Saveurs et à vos blogs. Une semaine de congé se profile à l'horizon et je vais en profiter. Si le temps me manque, je continue tout de même à pratiquer mes petites expériences aux fourneaux, je vous en livrerai quelques unes. Demain, un plat rapidos qui se mange avec les doigts et qui permet de saucer son assiette sans retenue! Il faut parfois lâcher un peu de la tenue pour apprécier les choses vous ne trouvez pas? Et une petite entrée toute en saveurs qui se prépare à l'avance. A demain donc.
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Published by savoureusesaveur - dans Blabla
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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 12:25
Voilà le dernier volet de l'aventure Norvégienne.


Après un dernier regard sur la beauté du paysage qui se réveille doucement sous un manteau immaculé, nous nous retrouvons avec souvenirs -déjà- et bagages dans le taxi qui mènera toute la petite troupe sur les chemins norvégiens.

Première étape de cette journée, l'usine de saumon.

Les usines de transformation utilisent des équipements de pointe. Dès qu'ils ont atteint le poids idéal, les saumons sont acheminés depuis le parc d'élevage, situé en pleine mer, dans des bateaux viviers:  les poissons sont pompés des cages au bateau et sont ensuite amenés vivants à l'usine de transformation, où ils sont mis dans des cages dans le fjord près de l'usine. 

Dans ces enclos, le saumon reste 4 à 5 jours, le temps qu'il se déstresse de son voyage. Cette mise au repos assure une chaire aussi délicate que parfaite.


Ils sont ensuite pompés dans l'usine, directement de la mer, grâce à de gros tyaux où ils suivent "naturellement" le courant.

A la pointe du progrès, de la technologie et de l'hygiène, l'usine conditionne le saumon pour l'expédier dans le monde entier. Ici, il n'est question que de pièces entières, il ne subit aucune transformation.
Après avoir été endormis au CO2, les saumons sont abbatus (on tranche les ouïes).

Ils partent alors dans la chaîne de transformation, à laquelle on n'accède qu'en respectant de strictes règles d'hygiène.

Le premier sas: la désinfection.




Les saumons sont calibrés et envoyés pour l'évicération qui se fait de manière automatique.

















Seule les pièces trop grosses seront traitées à la main.


Les plus beaux, "look at me, I'm the best" , sont dirigés pour le marché intérieur et viendront sans aucun doute faire rêver les papilles de tous ceux qui auront la chance de les déguster, préparer avec amour, par les chefs norvégiens.


Seconde étape: L'Académie Culinaire d'OSLO:
http://www.gastronomi.no/en/

une expérience extraordianire, une ambiance inoubliable, les yeux, le coeur et les papilles sont encore tout en émoi en regardant les photos.


Nous sommes accueillis par une demoiselle très sympathique qui, ma fois, devait sans doute se demander quels énergumènes venaient d'envahir son Académie.
Je ne me souviens plus de son prénom mais je peux vous dire avec certitude qu'elle suit actuellement des cours d'oenologie et sera certaienemnt bien vite sur la liste des sommeliers avec lesquels il faudra compter.

Dans cette Académie privée, tout est mis en oeuvre pour permettre aux jeunes chefs de parfaire leur formation, de tester, de découvrir, de préfigurer tout ce qui nous régalera à coup sûr.

Déjà les 4 piano, ultra chicos, de cette salle vous laissent deviner qu'ici, tout, absolument tout est voué au culte du bon goût, dans la déco comme dans les assiettes.


Nous avons été accueillis, comme dans tous les endroits où notre troupe de joyeux lurons est passée,  de façon extraordianire.  Il nous a suffit de pénétrer dans la salle où notre soirée allait se dérouler pour de suite comprendre que quelque chose de génial allait se passer.

La salle privée avec sa cuisine ultra complète (jusqu'au wok à induction) et à la pointe de la technologie derrière la table où nous allons déguter ce que les mains d'un maestro a préparé devant nous et avec nous. Une expérience superbement géniale. (Je ne trouve pas de qualificatifs expriment réellement la force de mes souvenirs).

Le temps de se rendre compte de ce qui nous arrivait, la lecture seule du menu a réussi à nous emmener sur une planète où, c'est certain, nous serions bien restés.
Certaines peuvent d'ailleurs vous le confirmer : mais Fanny, ma petite Fanny, est-ce que tu peux m'assurer que ce ne sont là que les bulles du champagne et la douceur des mets si généreusement offerts à ton palais qui te rend si guillerete...
(Privilège de l'âge: je peux facilement la comprendre! ;-) )


Un petit cours en norvégien (Ilyas dans sa grande connaissance de cette langue se montrait un traducteur très utile ;-)))) , sans rancune mon grand!) sur la Saint-Jacques et le saumon, avant de passer à la pratique.



















Belle pièce n'est-ce pas!

m' ENFIN FANNY!!!!!! Je parle du saumon !












La préparation et le dressage de la mise en bouche: 


















Carpaccio de Saint-Jacques, Concombre, Salade d'Herbes, Crème de Chou-Fleur, Mangue, Oeufs de Saumon, Huile et Ciboulette


 La préparation et le dressage de l'entrée:




Les noix ont été coupées en deux dans leur épaisseur tellement elles sont éééénoooormeeees.
Luke, notre Petit Poyon, ne perd pas une seconde de ces instants captivants.



Saint-Jacques poêlées, Soupe de Topinambours, Tomates demi séchées, Cresson, Truffe Noire d'Italie, Thym et Miel

 
Préparation et dressage du plat:

Ici, c'est notre Carla à nous qui se laisse aller à la décoration des assiettes.





Saumon Salé Fumé Maison avec sa Crème de Pommes de Terre, Epinards et Oignons Lyonnais, Salsifis Frits, Beurre Noisette et son Fond de Veau Persillé...


Pandant que Carla et Luke s'affairent avec le chef à la préparation du dessert, d'autres se laissent aller à apprécier les vins de très bon cru.



Pour terminer - enfin me direz-vous - ce petit mémento de mes merveilleux souvenirs, comme dans toute bonne table qui se respecte: le dessert.

Gelée de Framboises Sauvages et Orange Sanguine, Espuma de Crème Brûlée et Crumble de Graines de Tournesol.



Après ces instants inoubliables, une nuit à Oslo avant le retour à Paris où les choses sérieuses allaient commencer.

J'espère ne pas avoir été trop longue. Ce fut difficile pour moi de faire un tri dans tous ces moments magiques que j'ai vécus.  Demain, je vais tenter de vous glisser une petite vidéo ... si je compends la marche à suivre :-(

Je tiens surtout à te remercier,
toi, Maria, pour ces instants de rêve, pour ton sourire
toi, Philippe, pour ton savoir, ta générosité et ta disponibilité
toi, Fanny, pour ta bonne humeur et ces moments géniaux partagés,
vous deux, nos reporters "attitrés", Philippe et Rémy, pour votre amour du métier et votre bonne humeur
tous ceux et celles dont je ne connais pas les noms et qui nous ont donné à vivre des jours inoubliables...




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Published by savoureusesaveur - dans Blabla
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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 12:51
Je ne vais pas vous laisser attendre plus longtemps. Je sais, je ne publie pas vite assez à votre goût mais l'école m'a très vite et très bien happée dans les mailles de son filet et depuis mon retour j'ai l'impression étrange que mes journées et mes nuits passent plus vite que les heures...

Alors, sans attendre, la suite de nos aventures.

Après une courte mais néanmoins bonne nuit de sommeil (sous une couette dont le moelleux en a épaté plus d'un(e)), un petit déjeuner à la Nordique nous attendait.  Je vous décris? Des confitures de toutes sortes (notamment aux baies sauvages nordiques) avec sa crème, du saumon - fumé à froid, fumé à chaud- , des crevettes, des harengs, des gaufres, du fromage, de la charcuterie... Bref, de quoi nous donner la pêche pour partir, tels des Vikings (hum, hum) sur les flots à la recherche du graal: le saumon et la Saint-Jacques de Norvège.

Ce que nous ne pouvions deviner, c'est que pour cette quête, nous devions revêtir une combinaison de survie qui eu vite fait de nous transformer en véritables Bibendom.


Vous ne trouver pas que Fanny a un petit air de ressemblance? (sans rancune hein ma grande;-))))















C'est sur ce bateau, conduit par le patron de la ferme d'élevage de saumons, que nous pourfendons les flots.
Nous comprenons aussi  très vite l'utilité de notre combinaison: la mer c'est beau certes mais c'est aussi très froid...nous ne sommes pas loin du cercle polaire...



La ferme d'élevage de saumon.

Un mot d'explication... C'est long mais je trouve cela bien intéressant. Et comment cuisiner un produit sans en connaître un peu sur ces origines???? (source:http://www.poissons-de-norvege.com)

Les parents de tous les saumons issus de l’aquaculture sont connus sous le nom de stock de géniteurs. Ils sont conservés dans des fermes de reproduction séparées où ils peuvent atteindre leur maturité sexuelle. En automne, on prélève les œufs de la femelle et la laitance du mâle. Œufs et laitance sont ensuite mis ensemble dans l’eau afin de favoriser la fécondation. Après la fécondation, les œufs sont posés sur des plateaux spéciaux sur lesquels coule en permanence de l’eau douce. Le temps nécessaire à l’éclosion des œufs dépend de la température de l’eau. Il faut 60 jours depuis la fécondation jusqu’à l’éclosion si l’eau est maintenue à une température de 8°C. Après 30 jours environ, les œufs du petit saumon sont visibles, sous la forme de deux points noirs, connus sous le nom d’œufs "œillés".






Les œufs éclosent et les alevins émergent des œufs. Ils ne sont pas encore tout à fait développés et disposent d'un grand sac vitellin qui contient les éléments nutritifs nécessaires. À ce stade, les alevins reposent paisiblement dans le fond du plateau car ils utilisent la nourriture contenue dans le sac vitellin. Lorsque celui-ci est pratiquement épuisé, soit environ un mois après l’éclosion, l’alevin commence à chercher sa nourriture. Lorsque l’alevin commence à se déplacer dans l’eau, il faut le nourrir. Des marques sombres, les "marques de tacon" ou empreintes digitales apparaissent sur les flancs du poisson lorsque le sac vitellin est vide. À ce stade, le poisson connu sous le nom de "tacon" est placé dans des bassins couvoir.

Le saumon vit dans l’eau douce depuis la fécondation jusqu’à la saumonification. Un an environ après la fécondation, le saumon est apte à être conduit dans le milieu marin. À ce stade de la croissance, il est passé par un changement important, la saumonification, et il peut survivre dans de l’eau salée. Bien que les plus gros changements aient lieu à l’intérieur du corps, on remarque certains signes visibles comme le changement de couleur et la disparition des marques de tacon. Le saumon devient argenté et se pare d'un reflet bleu-vert le long du dos. C’est la phase où le poisson est appelé "saumoneau" (smolts en norvégien).


Les saumoneaux sont ensuite transférés dans des fermes pour y être élevés dans de grandes cages flottantes disposées dans la mer.
La croissance dépend en premier lieu de la température de l’eau et de l’alimentation.
Le saumon ne mange pas d’autres saumons, et les résidus provenant des abattoirs de saumon ne constituent pas un ingrédient entrant dans la composition de l’aliment pour saumon. Les saumons ont des besoins différents selon leurs stades de croissance. C’est la raison pour laquelle la composition des aliments utilisés doit répondre aux besoins nutritionnels et physiologiques, tout en interférant le moins possible avec l’environnement.
Le saumon doit consommer environ un kilo de nourriture pour grossir lui-même d’un kilo. Aucune autre espèce animale n’atteint un tel ratio de rentabilité.

Certains se sentiraient-ils l'âme d'un saumon???? Alors Ilyas, que penses-tu du menu de nos hôtes?



Après le saumon la pêche à la coquille Saint Jacques:



La grande coquille St. Jacques est un des plus grands coquillages qu'on trouve en Norvège. On trouve la coquille St. Jacques dans la zone de balancement des marées jusqu'à des profondeurs de plusieurs centaines de mètres, mais la plupart du temps dans une profondeur de 10 à 30 mètres. Les coquilles géantes vivent souvent dans des petites caves dans le fond sablé. La valve supérieure plate est souvent couverte de sable. Mais on la trouve également sur d'autres surfaces.

On peut manger les coquilles St. Jacques dès l'âge de 4 ou de 5 ans quand elles ont atteint une largeur d'au moins 10 cm.



En Norvège, les coquilles géantes sont surtout collectées par des plongeurs. Les fonds marins sont ainsi protégés mais, surtout, la coquille ne subit aucun stress avant d'arriver à votre table.
   
C'est là que notre chef préféré, j'ai nommé Philippe, nous a expliqué la technique d'ouverture du mollusque et que nous avons pu nous délecter de sa chair ultra fraîche: une saveur de noisette incomparable, aux effluves iodées, le produit  pur et intact: une MERVEILLE!

 



Et pour clore cette journée magnifique, le fromage!

Le brunost (traduction littérale: fromage brun) est un terme générique pour désigner un fromage à pâte brune et au goût caramélisé.

Il ne s'agit pas d'un fromage au sens strict du terme, mais d'une réduction de petit-lait, additionné de lait ou de crème selon la variété.

Le "NUTELLA" des enfants norvégiens.










Le gammelost (traduction littérale: vieux fromage) est un fromage de consistance granuleuse et au goût puissant, similaire, à pleine maturité, au Comté .   Ce type de fromage est fabriqué depuis l'époque viking.







Sur l'île de Hitra, une dame bien sympathique a eu la bonne idée de réabiliter une race de vache qui avait complètement disparu mais dont on sait qu'elle existait à l'époque des Vickings. Cette race se caractérise par sa petite taille et par la qualité de son lait. Après un séjour en France, notre fromagère n'a eu de cesse de rendre à Hitra ce que le temps lui avait enlevé. Maintenant, elle produit des fromages d'une qualité exceptionnelle que nous avons, bien entendu, pris plaisir à goûter ... accompagné d'un petit blanc de là-bas dis-donc!



Une fois rentrés au bercail, notre Philippe Kratz a endossé le rôle de chef de batterie et nous a bien sympathiquement mis à l'ouvrage: un repas à concocter pour 34 convives avec les produits de la mer -plus frais que cela tu meurs;-) - que nous avions découverts durant la journée.
Et nous voilà donc, à 8, transfomés en une brigade pleine de rires, de fous rires aussi, mais surtout hyper heureux de travailler sous la houlette de notre sympathique chef.


En 1h30, il a réussi à nous faire envoyer
une entrée froide: carpaccio de St Jacques et de Saumon en Vinaigrette au Balsamique et son  Rouleau de Printemps aux Légumes Verts Croquants

un plat : Le Pavé de saumon en basse température sur sa Purée de Pommes de Terre au Céléri Rave et son Echalotte Confite

et un dessert dont je n'ai pas de photo :-(   Une crème de Mascarpone au Pamplemousse en Crumble.


Les pêcheurs de Saint Jacques appréciant le repas...

A demain pour le clou du spectacle: le centre de formation des chefs primés au Bocuse d'Or et de tous les chefs et sommeliers d'Oslo.
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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 22:01

Avant de commencer le récit de ce second épisode de notre voyage, je tiens vraiment à vous mettre au courant d'un projet qui vient de voir son aboutissement concret. Depuis quelques mois, je travaille avec un groupe de jeunes sans diplôme, sans travail et n'ayant droit à aucune aide sociale. Ceux-ci devaient, ensemble, élaborer un projet . Après plusieurs espoirs (pour leur assistant social et moi-même) vite sapés par le non intérêt porté aux thèmes proposés, enfin nous y sommes arrivés et cela grâce à la Cuisine Cup.
J'aime profiter de mon dimanche et de mon lundi pour préparer des petits en-cas gourmands pour mes étudiants. Ce groupe de jeunes avait bien entendu lui aussi eu l'occasion de go^ter à de petites gourmandises à plusieurs reprises. Alors que je n'avais pas parler de ma participation aux éliminatoires de Bruxelles, un des leurs a vu le reportage que la télévision belge a diffusé au lendemain de ma sélection.
Une traînée de poudre plus loin, tous voulaient cuisiner au cours. Leur faire tourner les méninges afin de transformer cette idée en un projet pédagogique acceptable par l'administration fut dès lors une de mes priorités.
Et la semaine prochaine, c'est parti! On commence!
Réalisation d'un menu de 3 plats depuis l'achat des denrées, en passant par la réalisation, la décoration de table et le service, sans oublier la vaisselle et le rangement et le nettoyage des cuisine et salle tous les mercredis solaires; publicité et gestion de cette mini entreprise sans but lucratif qui va proposer chaque semaine un petit repas sympa à une vingtaines de personnes désireuses de découvrir les saveurs qui seront mises en musique. Les attirer à l'école de 9h00 à 12h00 était un véritable défit que nous ne relevions que de manière très très succincte. Et bien, maintenant, il faut que je les jette dehors afin de pouvoir rentrer à la maison.
La cuisine, c'est cela aussi. Je vous en parlerai sans aucun doute. Et si la mayonnaise prend vraiment, pourquoi ne pas envisager la rédaction de leur propre blog...mais cela c'est une autre histoire car le projet n'est pas définitivement bouclé et je suis certaine que bien des idées verront le jour au fur et à mesure que l'expérience avancera.

Je vous retrouve demain pour la suite du rêve norvégien avec une ballde sur les eaux gourmandes.

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 17:31

Je profite de cette heure de pause pour vous faire partager les premiers moments de ce voyage auquel ont participé tous les demi finalistes de la Cuisine Cup 2009 .
Je suis à l'école et je n'ai pu m'empêcher de visionner tout cela avec mes étudiants: s'il est vrai que la réalité fait à nouveau partie de ma vie depuis que le réveil a sonné ce matin à 6h00, il n'empêche que dans ma tête reste une porte ouverte vers les souvenirs merveilleux que j'ai ramenés de cette semaine de partage, d'amitiés naissantes, de découvertes et de tous ces instants qui font que , décidément, la vie vaut vraiment la peine d'être vécue.

L'aventure a commencé pour moi mardi dernier, le 3 février. J'ai abandonné mes deux hommes à leur triste sort sur les quais de la gare du Midi à Bruxelles pour me laisser emmener par le TGV qui m'amenait au pied des pistes de l'aéroport Charles de Gaule. Faire connaissance d'un groupe de personnes devant le comptoir d'enregistrement de la SAS est déjà, en soi, une belle expérience.






Après une escale à Copenhague et un trajet en taxi de 3 heures à travers des paysages enneigés malheureusement déjà dérobés à nos yeux par la nuit, nous sommes arrivés à l'hôtel sur l'île de Hitra - qui au lever du soleil de mercredi se révélera enfin à nous : un coin de paradis .
Accueil chaleureux -dans un décor enneigé - avec au menu tout ce qu'il fallait pour réveiller nos estomacs: charcuteries nordiques : saucisson d'élan, filet d'agneau fumé et d'une merveilleuse, onctueuse et réconfortante soupe de poisson au... saumon de Norvège. Un pur délice en prélude à  ces journées gourmandes qui nous attendaient.


Comment résister? Inutile d'essayer... Autour de cette table, nous avons continué à  faire connaissance, curieux de découvrir ceux avec qui nous allions partager cette semaine de rêve.
Ilyas       Jean-Marc     Luke et sa maman    Jacques   Philippe Kratz     Maria

                       Fanny                                                Philippe

Vous résisteriez vous? Même à 2 heures du matin?

Après ce repas savoureux et réconfortant, rien de tel qu'une bonne nuit de sommeil dans une des maisons de pêcheurs, chacune  mise à la disposition de 4  hôtes vraiment chanceux.
Voyez plutôt:

Bonne nuit à  toutes et  tous au pays des rêves norvégiens et à demain pour la suite du voyage.




  
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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 12:15


Le jour se lève sur un tapis de cristaux blancs qui virevoltent dans la nuit nordique.
Les valises craquent sous le poids des souvenirs
Les coeurs explosent encore de ses émotions partagées.
Une partie du rêve se clôt.
La porte vers un autre s'entrouvre...
il ne nous reste plus qu'à nous y laisser glisser lentement.

Un article dès que possible sur cette semaine inoubliable!

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 09:25
Après une semaine bien mouvementée, à courir pour tout et rien, je me repose quelques minutes auprès de vous ,juste le temps de vous glisser une des recettes testées pour la Cuisine Cup.

Avant la demi finale et la finale de dimanche prochain, la Norvège. Demain, un avion de la SAS va faire tourner ses turbines à l'unisson avec des gourmands gourmets qui se retrouvent -enfin- pour une voyage autour des produits de la mer en Norvège. A nous, le saumon, les CSJ, la gastronomie Norvégienne (Bocuse d'Or 2009), le partage, la découverte...par -21°C! Pas grave, l'enthousiasme aura vite fait de mettre KO le froid, j'en suis certaine.

Alors, avant de préparer mes valises du Grand Nord, une des recettes qui aurait pu se retrouver devant les yeux et les papilles critiques de Trish Deseine, Présidente d'Honneur de cette année, Requiaque tout le monde connaît dans la blogosphère, Odd Ivar Solvold,Chef Norvégien à plusieurs reprise primé au Bocuse d'or, Carole Revol, journaliste culinaire et Vincent Ferniot,  aux multiples talents, journaliste  et chroniqueur culinaire à la télévision...

Aurait pu... mais a été coiffée sur la ligne par la recette que je vous dévoilerai à mon retour de l'aventure Cuisine Cup, dans une semaine.

Noix de Saint Jacques sur  Crème de Topinambour aux Châtaignes Parfumée à la Badiane et à la Cannelle


Ingrédients pour 6 bouchées dégustatives

6 noix de Sj
300 gr de topinambours
4 càs d'huile de riz
100 gr de châtaignes précuites
1 bâton de cannelle
1 étoile de badiane
1 gousse d'ail
25 gr de beurre
1 dl de bouillon de volaille
1 patate douce
1 dl de vinaigre balsamique
2 càs de sucre
pavot noir
sel
poivre noir du moulin


1. Éplucher, laver et couper les topinambour en rondelles.

2. Dorer les rondelles de topinambour à la poêle dans l'huile de riz.

3. Ajouter les châtaignes, le bouillon, la cannelle, la badiane et l'ail. Couvrir et laisser mijoter 10 à 15 min.

4. Ôter la cannelle, la badiane et l'ail et passer au blender.

5. Ajouter le beurre froid en petits dés en fouettant.
Saler et poivrer et réserver au chaud.

6. Éplucher la patate douce et la débiter en très fines tranches. Bien éponger. Passer à la friture à 170° et réserver sur papier absorbant.

7. Faire réduire le balsamique avec le sucre.

8. Bien sécher les SJ et les passer dans le mycryo. Faire revenir dans une poêle bien chaude, 1 min sur chaque face. Saler et poivrer. Passer une face dans le pavot noir.

Dresser avec, en garniture,  les chips de patate douce , une peluche de cerfeuil musqué et un trait de sirop de balsamique.






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